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Objectifs de l’action

Les processus d’alluvionnement sur les marges alluviales du Rhône et la suppression de la mobilité latérale due aux anciens aménagements Girardon pour la navigation ont conduit à une banalisation des habitats naturels à l’échelle du fleuve : les casiers Girardon et les annexes fluviales se sont en grande partie comblés.

Les habitats qui s’y trouvent ne reflètent plus la mosaïque diversifiée des habitats alluviaux initiée par le rajeunissement dû aux crues. Les bancs de graviers peu végétalisés (autrefois renouvelés par le passage des crues), favorables à l’implantation des habitats pionniers (herbacées, saulaies arbustives) se réduisent d’année en année. Dans le même temps, l’emprise de la forêt alluviale a augmenté considérablement. Du fait de l’absence de dynamique érosive en arrière des ouvrages, ces boisements évoluent de manière unilatérale vers des habitats de bois durs. L’aggradation des marges alluviales au sein des casiers contribue à déconnecter ces habitats par rapport à la nappe phréatique. Cette sédimentation a également entrainé la quasi-disparition des milieux aquatiques permanents au sein des marges.

De façon générale, les ambitions du projet visent à diversifier les milieux naturels et les espèces patrimonales, restaurer le fonctionnement hydraulique et les échanges avec le fleuve et, in fine, assurer un fonctionnement plus naturel en tâchant de retrouver un fonctionnement hydraulique plus proche de celui qui prévalait au début du XX° siècle.

Le projet vise à pallier localement le phénomène décrit ci-avant par la suppression ciblée de l’une des principales contraintes responsables de l’affaiblissement de la dynamique fluviale que constituent les digues Girardon.

Ce principe de restauration repose principalement sur l’action spontanée des crues du fleuve pour retrouver une diversité morphologique (faciès d’érosion, plage de dépôt, recreusement de mares, etc.) et biologique (expression de la mosaïque des habitats alluviaux, des stades pionniers aux stades matures).

Toutefois, dans des secteurs où les enjeux humains ne permettent pas une suppression totale des anciens ouvrages, ou sur des milieux moins exposés à la dynamique fluviale, des actions de restauration active pourraient être également menées (création ou rajeunissement de milieux aquatiques ou amphibie, diversification des morphologies de berge, etc.).

La présente étude de faisabilité se propose d’apporter les précisions requises quant aux dimensionnement de ces contraintes et ainsi aux possibilités offertes en termes de restauration hydrologique et écologique. Elle offrira ainsi aux acteurs locaux des pistes d’interventions sous la forme de scenarii chiffrés et priorisés quantitativement et qualitativement.

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